Travailleur de laboratoire portant une blouse de laboratoire, des lunettes de sécurité et utilisant une pipette.

Le rapport annuel de surveillance 2024 sur les incidents d'exposition

Le rapport annuel de la Déclaration des incidents en laboratoire au Canada, intitulé Surveillance des expositions en laboratoires aux agents pathogènes humains et aux toxines, Canada, 2024, a été publié dans le numéro de décembre 2025 du Relevé des maladies transmissibles au Canada. Le rapport fournit un aperçu des incidents d'exposition confirmés déclarés par les titulaires de permis en 2024.

En 2024 :

  • il y a eu 71 incidents d'exposition confirmés impliquant 132 individus
  • il y avait 67,5 incidents d’exposition confirmés par 1000 permis en vigueur, une légère augmentation par rapport à 2023 (61,5 incidents par 1000 permis en vigueur)
  • deux infections contractées en laboratoire soupçonnées et une confirmée ont été déclarées

Parmi ces incidents déclarés :

  • la plupart concernaient des agents pathogènes du groupe de risque 2 (64 %)
  • les bactéries étaient le type de pathogène le plus courant (64 %), suivies par les virus (17,3 %)
  • la microbiologie était l’activité la plus fréquente au moment de l’exposition (67,6 %)
  • les événements liés à la procédure étaient le type d'évènement le plus courant (21,4 %)
  • les facteurs humains étaient la principale cause fondamentale (62 %)
  • le délai médian de déclaration était de cinq jours

Le secteur de la santé publique avait le taux d'incidents d'exposition le plus élevé, tandis que le secteur de l’industrie privé et entreprise avait le plus grand nombre moyen d'individus touchés par incident.

La plupart des personnes touchées étaient des technicien(ne)s et des technologues (76,5 %), avec une médiane de 8,5 années d'expérience en laboratoire.

Vous pouvez lire le rapport complet ici.

N’oubliez pas que la déclaration des incidents d’exposition est une exigence légale en vertu de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines. La déclaration d’un incident n’entraîne pas nécessairement la prise de mesures d’application de la Loi, par contre le fait de ne pas le faire peut en entraîner.

Les mesures initiales peuvent inclure la délivrance d’un avis de non-conformité, qui fera partie intégrante de l’historique de conformité de votre établissement. En fonction de la fréquence ou de la gravité de la non-conformité, les mesures d’application de la Loi peuvent évoluer le long du continuum de conformité et d’application de la loi conformément à la politique de conformité et d’application de la loi du Centre de la biosûreté.

Si vous avez des questions, veuillez envoyer un courriel à biosafety.biosecurite@phac-aspc.gc.ca.