Le 16 octobre 2025
Les agents pathogènes les plus courants lors d’incidents sans exposition
En vertu de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines et du Règlement sur les agents pathogènes humains et les toxines, le système de déclaration des incidents en laboratoire au Canada recueille des informations auprès des installations titulaires de permis sur les incidents avec ou sans exposition ainsi que sur les agents pathogènes humains et les toxines impliqués.
Entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2024, un total de 500 agents pathogènes et toxines (représentant 56 espèces uniques) ont été déclarés au système de déclaration des incidents en laboratoire au Canada par le biais de rapports obligatoires d'incidents sans exposition.
Bien que les types de pathogènes et de toxines impliqués aient légèrement varié au fil du temps, les bactéries étaient les plus courantes (n=322 ; 64,4 %), suivies par les champignons (n=154 ; 30,8 %).
La quasi-totalité des agents pathogènes impliqués ont été classés dans le groupe de risque 3 (n=458 ; 91,6 %) et le groupe de risque 2 (n=34 ; 6,8 %)
• Un total de 88 (17,6 %) agents biologiques à cote de sécurité élevée ont également été impliqués entre 2016 et 2024.
Les trois principaux agents pathogènes étaient :
- Mycobacterium tuberculosis (n=258; 51.6%)
- L'isolement en microbiologie était généralement l'activité principale réalisée (n=237; 91.9%)
- Principalement dans le secteur hospitalier (n=252; 97.7%)
- Blastomyces dermatitidis (n=65; 13.0%)
- L'isolement en microbiologie était généralement l'activité principale réalisée (n=35; 53.9%) suivi par l'identification en microbiologie (n=30; 46.2%)
- Principalement dans le secteur hospitalier (n=63; 96.9%)
- Coccidioides immitis (n=46; 9.2%)
- Agent biologique sensible à cote de sécurité élevée
- L'isolement en microbiologie était généralement l'activité principale réalisée (n=30; 65.2%)
- Principalement dans le secteur de la santé publique – gouvernemental (n=24; 52.2%) suivi par le secteur hospitalier (n=17; 37.0%)
Ces pathogènes ont été principalement déclarés en raison de leur possession ou de leur production involontaire et ont été identifiés dans des échantillons de diagnostic dans des installations de confinement de niveau 2.
Afin de minimiser le risque d'exposition dû à la possession ou à la production involontaire d'un agent pathogène de groupe de risque 2 ou 3 à partir d'un échantillon primaire, il est important de prendre des précautions telles que :
- travailler à l'intérieur d'une enceinte de sécurité biologique lorsque cela a été jugé approprié
- porter un équipement de protection individuelle approprié
- suivre les procédures appropriées de manipulation d’échantillons
Une formation régulière sur la biosécurité et la sensibilisation aux risques de possession involontaire sont également essentielles. Le renforcement des systèmes internes de déclaration et la réalisation d'audits réguliers peuvent également aider à identifier et à résoudre les lacunes procédurales avant qu'elles ne conduisent à des incidents.
Vous pouvez découvrir des ressources supplémentaires sur la biosécurité et la biosûreté sur le portail de formation de l'ASPC. Vous pouvez également consulter l'Aperçu des signalements du système de déclaration des incidents en laboratoire du Canada, 2016-2022, pour en savoir plus sur les incidents sans exposition.
Le non-respect de vos obligations en matière de déclaration constitue une infraction à la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines. Selon la gravité de l'infraction, cela peut entraîner des mesures d'application supplémentaires, telles que l’émission d’un avis de non-conformité, une augmentation de la fréquence des inspections ou des modifications des conditions de votre permis.