Travailleur de laboratoire portant une blouse de laboratoire, des lunettes de sécurité et utilisant une pipette.

Les agents pathogènes les plus courants lors d’incidents d’exposition

En vertu de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines et du Règlement sur les agents pathogènes humains et les toxines, la Déclaration des incidents en laboratoire au Canada du Centre de la biosûreté recueille les renseignements obligatoires auprès des installations titulaires de permis concernant les incidents d’exposition et les agents pathogènes humains ou toxines en cause.

Entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2024, un total de 570 agents pathogènes (représentant 170 espèces uniques) ont été déclarés dans des incidents d’exposition obligatoires.

Bien que les types d’agents pathogènes en cause aient légèrement varié au fil du temps, les bactéries sont restées les plus fréquentes (n=323; 56,9 %), suivies par les virus (n=127; 22,4 %).

La plupart des agents pathogènes ont été classés comme suit :

  • Groupe de risque 2 (n=344; 61,0 %)
  • Groupe de risque 3 (n=206; 36,5 %)
  • Agents biologiques à côté de sécurité élevée (n=113; 20 %)

De 2016 à 2024, les trois principaux agents pathogènes étaient :

  • Neisseria meningitidis (n=41; 7,2 %)
    • 73 personnes ont été potentiellement exposées, principalement par inhalation (n=60; 82,2 %)
  • Brucella melitensis (n=37; 6,5 %)
    • 357 personnes ont été potentiellement exposées, principalement par inhalation (n=288; 80,7%)
  • Staphylococcus aureus (n=32; 5,6 %).
    • 27 personnes ont été potentiellement exposées, principalement par absorption lors du contact avec la peau (n=15; 55,5 %)

Étant donné qu’une grande proportion des expositions déclarées met en cause des agents pathogènes transmissibles par inhalation, il est essentiel de renforcer les mesures préventives dans les installations. Les principales stratégies sont les suivantes :

  • mener une évaluation exhaustive des risques
  • assurer une utilisation appropriée des enceintes de sécurité biologique certifiées
  • maintenir la formation sur les pratiques microbiologiques sécuritaires à jour
  • porter de façon constante un équipement de protection individuelle approprié, comme des respirateurs N95, lorsque cela est nécessaire

Dans les cas où des agents pathogènes peuvent être transmis à travers une peau endommagée, des précautions appropriées supplémentaires sont essentielles. Ces précautions peuvent notamment inclure le port de gants imperméables, de blouses de laboratoire avec des poignets ajustés et le traitement rapide de toute abrasion cutanée ou coupure avec un pansement étanche avant de commencer le travail en laboratoire. En restant vigilants et proactifs, les membres du personnel peuvent réduire le risque d’exposition aux agents pathogènes aéroportés et transmissibles par contact.

Les titulaires de permis doivent déclarer sans délai tout incident mettant en cause un agent pathogène humain ou une toxine dans leur installation, s’ils ont des raisons de croire que l’incident a ou pourrait avoir provoqué une maladie chez une personne. L’absence de déclaration constitue une infraction en vertu de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines et peut entraîner des mesures d’application de la loi, y compris des avis de non-conformité, des modifications aux conditions d’un permis, ou des poursuites, selon la gravité de l’infraction.

Vous pouvez explorer d’autres ressources en matière de biosûreté et de biosécurité sur le Portail de formation de l’ASPC ou consulter le rapport annuel de 2023 pour obtenir de plus amples renseignements sur les incidents d’exposition.

Modifié le: vendredi 1 août 2025, 15:22